Archives pour la catégorie Histoire et mémoire

II y a 99 ans, Le Populaire de Paris inventait la fête de l’Humanité !

Prévue le 8 juin 1919, la première grande fête champêtre organisée par le comité central des groupes d’amis du Populaire s’est finalement tenue dans les bois de Garches, le 22 juin. Théâtre, concerts, bals, causerie, sports (courses à pied, 3.000 mètres, et boxe), jeux divers,  cette première fête socialiste de l’après-guerre a réuni – selon le quotidien socialiste du soir – près de 10 000 camarades. Ils ont pu entendre les discours de Jean Longuet et de Paul Faure, mais ils ont appris l’absence de Marcel Cachin, le directeur de la rédaction de L’Humanité. Une série de 8 cartes postales, confiées à l’OURS par Philippe Catonné, petit-fils d’Amédée Dunois,  journaliste au Populaire et à l’Humanité redonne vie à cet événement1.
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Militer à la SFIO dans l’Algérie coloniale, par QUENTIN GASTEUIL

La rencontre entre le mouvement socialiste et les enjeux coloniaux reste un champ peu investi, que l’on s’intéresse à la métropole ou aux territoires sur lesquels elle exerce sa domination. De fait, Claire Marynower apporte une contribution précieuse à ce domaine de recherche en interrogeant les dimensions multiples d’un engagement professé et vécu en terre algérienne. A propos du livre de Claire Marynower, L’Algérie à gauche (1900-1962). Socialistes à l’époque coloniale, PUF, 2018, 270p, 22€ (Article paru dans L’OURS n°479, juin 2018, page 7) Continuer la lecture de Militer à la SFIO dans l’Algérie coloniale, par QUENTIN GASTEUIL

Un passé qui reste à panser, par MICHEL DREYFUS

Le 6 décembre 2012 a été adoptée une loi faisant de chaque 19 mars la « Journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc ». Cette loi a aussitôt suscité sur l’échiquier politique de nombreuses réactions ; elles restent encore très vives aujourd’hui. L’étude détaillée de Rémi Dalisson sur la mémoire de la guerre d’Algérie dans la société française ainsi que sur celle de la colonisation, aide à comprendre cette situation. A propos du livre de Rémi Dalisson, Guerre d’Algérie : L’impossible commémoration, Armand Colin, 2018, 318p, 24,90€ Continuer la lecture de Un passé qui reste à panser, par MICHEL DREYFUS

Commémorations nationales : 1969-2019, 50e anniversaire de la naissance du PS ?

Pour 2019, le Haut comité des Commémorations nationales, institué par arrêté du 23 septembre 1998, « qui conseille le ministre de la Culture dans la définition des objectifs et des orientations de la politique des célébrations nationales », a retenu d’inscrire le cinquantenaire de la création du Parti socialiste, à Issy-les-Moulineaux, début juillet 1969. Ce choix surprendra certainement les socialistes eux-mêmes, qui retiennent plutôt de cette fameuse année célébrée par Serge Gainsbourg les 5 % obtenus par Gaston Defferre au premier tour de l’élection présidentielle (événement non retenu par le Haut comité aux commémorations). Continuer la lecture de Commémorations nationales : 1969-2019, 50e anniversaire de la naissance du PS ?

Il y a 60 ans, Albert Camus recevait le prix Nobel de littérature, par Denis LEFEBVRE

Le 16 octobre 1957, le prix Nobel de littérature est décerné à Albert Camus. Il est le neuvième français à obtenir cette distinction depuis Sully-Prudhomme en 1901. Ce prix lui a été décerné « pour l’ensemble d’une œuvre qui met en lumière les problèmes se posant de nos jours à la conscience des hommes. » Il reçoit ce prix à Stockholm le 10 décembre suivant. Quels ont été les commentaires de la presse socialiste française ? Continuer la lecture de Il y a 60 ans, Albert Camus recevait le prix Nobel de littérature, par Denis LEFEBVRE

Filippo Turati, « Socialisme et bolchevisme », L’Avenir n°58, février 1921

Turati par J. Texcier, La Vie socialiste, n°142, 1929. (coll. L’OURS)

Filippo Turati (1857-1932), le fondateur, en 1892, du Parti socialiste des travailleurs italiens, qui adopta en 1895 le sigle PSI, est un représentant de ce « socialisme réformiste » honni par Moscou. Pour Turati, il y a une spécificité du combat socialiste dans chaque pays et il faut « nationaliser le socialisme », point de vue qu’il fini par faire partager à Karl Kautsky. Et il défend un socialisme démocratique, qui vise à réduire la place de l’État1. Ce qui en fait un adversaire résolu des bolcheviks, qui ne s’y trompent pas. Et les fascistes non plus qui assassineront son ami Giacomo Matteotti le 10 juin 1924, lui-même ne devant son salut qu’à son évasion d’Italie. Continuer la lecture de Filippo Turati, « Socialisme et bolchevisme », L’Avenir n°58, février 1921

1917-2017 : Le bolchevisme et la Russie, par Alexandre Kerensky

Il y a 100 ans, le 7 novembre 1917, les bolcheviks prenaient le pouvoir. Pour comprendre la nature du bolchevisme, on peut renvoyer à l’intervention de Léon Blum au congrès de Tours. Cependant, donnons aujourd’hui la parole à Kerensky, témoin direct des événements, venu faire le point le 17 mars 1920, quelques mois avant ce congrès, devant ses camarades français1.

Kerensky à la Une de L’illustration, 11 août 1917,
coll. Musée de l’histoire Vivante.

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1917-2017 : trois expositions sur les révolutions russes

Les révolutions russes, images, documents, réflexions : quelques mots sur trois expositions qui, partant de point de vues différents, et utilisant parfois les mêmes documents (affiches, photographies…) , offrent bien des éléments de réflexions sur les relations entre les Français et les révolutions russes. Continuer la lecture de 1917-2017 : trois expositions sur les révolutions russes

Le 10 rue de Solférino : La Maison des Fonctionnaires (1933 -1978), par Guy Putfin

photo Mathieu Delmestre.

La mise en vente du 10 rue de Solférino qui est, depuis 1980, le siège du Parti socialiste, met sur le devant de l’actualité cet immeuble parisien. Mais sait-on que pendant 45 ans, le 10, rue de Solférino fut le siège de la « Maison des Fonctionnaires » ? Retour sur l’histoire de Solférino avant « Solfé ».

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