36e édition du Festival Parade(s), Nanterre, du 5 au 7 juin 2026 (arts de la rue). Gratuit, spectacles jour et nuit, pour petits et grands.
Le Festival réunit 46 spectacles de cirque, théâtre, musique, danse, installations, performances, marionnettes. Parmi ces 46 spectacles (130 représentations au total), 9 se tiendront pendant la Nuit Blanche du 6 au 7 juin. 22 relèvent de compagnies franciliennes, 22 de compagnies émergentes (les deux pouvant évidemment se recouper), 8 de compagnies internationales dont 4 catalanes. L’occasion de découvertes. www.nanterre.fr/parades
36e édition du Festival Parade(s), centre-ville de Nanterre (arts de la rue), vue le 6 juin 2026.
Comme chaque année depuis 36 ans, le Festival Parade(s) a réuni un week-end dans différents lieux de Nanterre arts du cirque, théâtre, musique, danse, installations, performances, marionnettes. 46 spectacles (pour un total de 130 représentations) étaient offerts (toujours gratuitement) au public des petits et des grands lors de cette édition. Compagnies déjà consacrées, compagnies émergentes, françaises et internationales (catalanes notamment) étaient présentes. Impossible évidemment au spectateur d’une seule après-midi de faire un compte rendu exhaustif, sinon à rapporter l’ambiance extrêmement sympathique et bon-enfant qui règne dans la ville et mêle les publics, tous âges et conditions, à cette occasion.
Parmi les découvertes de cette année, je retiens et recommande deux spectacles, au cas où lecteurs et lectrices viendraient à croiser dans tel ou tel autre festival de rue les compagnies qui les ont créés. Avec Fuego, par la compagnie Gratte-ciel, nous nous rassemblons sur une place de marché un jour de fête un peu à la façon de Jacques Tati. Tout se joue autour d’un mât auquel il faut accrocher le drapeau européen, et rien ne va avec les deux employés, dont l’un se retrouve perché en déséquilibre autour dudit mât, oscillant d’un bord à l’autre de l’enceinte. Morceau de vie municipale hilarant (dialogue entre les trois protagonistes) et impressionnant, car c’est à une véritable performance physique que nous assistons (annoncée comme cirque burlesque, mais c’est plus que ça), sur quoi se greffent quelques bribes de féérie (envois de serpentins multicolores qui surprennent et ravissent enfants et adultes). Dans Fabrice Guy, L’Opéra Rock, Nicolas Moreau et Charles Bulle rendent un hommage jurassien et inattendu au champion olympique oublié du combiné nordique (J.O. d’hiver de 1992), Fabrice Guy, natif de Mouthe (25). Les deux auteurs-interprètes pratiquent un théâtre d’objets (pour la rue et ailleurs) et fabriquent une musique bricolée (d’inspiration punk DIY, do it yourself). C’est parodique, drôle, entraînant (bien sûr particulièrement dans les séquences musicales) et en même temps tendre (la révérence rendue à Fabrice Guy, même au deuxième degré, n’est jamais méprisante, et a des accents de sincérité admirative). Jurassien (comme le spectacle mythique ancien dû à une autre compagnie, La jurassienne de réparation) et … universel (si l’on ose dire).
André Robert
