Vient de paraître : Le Parti socialiste d’Épinay à l’Élysée (1971-1981)

couv_PS_71-81_SiteLe congrès d’Épinay en juin 1971, au-delà du mythe, inaugure une décennie exceptionnelle pour le socialisme français. Face à une droite qui lui nie toute légitimité, et à un frère ennemi communiste toujours dominateur, le Parti socialiste de François Mitterrand prône l’union de la gauche, se met en ordre de bataille… et conquiert le pouvoir en dix ans. 

Le rassemblement des siens et son ouverture, aussi bien aux Chrétiens qu’aux héritiers de Mai 1968, comme les contacts renoués avec le monde culturel et intellectuel, peuvent expliquer son succès qui, pourtant, n’était pas écrit. La double victoire présidentielle et législative de mai-juin 1981 a masqué les rivalités internes entre les courants et leurs animateurs (Chevènement, Rocard, Poperen…). Elle invite donc l’historien à s’interroger sur le potentiel réel de cette décennie.

Dans cet ouvrage collectif, les auteurs analysent la façon dont le PS s’est préparé à exercer le pouvoir à différentes échelles, du national à l’international. Et ils évaluent ses programmes, du Changer la vie (1972) au Projet socialiste (1980), au regard des nouveaux enjeux sociétaux et de la crise.

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Noëlline Castagnez est maître de conférences d’Histoire contemporaine à l’Université d’Orléans (POLEN EA 4710) et chercheur associé au CHSP. Gilles Morin est enseignant et chercheur associé au Centre d’histoire sociale du xxe siècle (UMR-CNRS 8058). Ils ont co-dirigé ensemble : Socialistes et radicaux, querelles de famille, L’Ours-Presse de Sciences Po, 2008 ; Pierre Bérégovoy en politique, Paris, L’Harmattan-Cliopolis, 2013 et avec Laurent Jalabert, Marc Lazar et Jean-François Sirinelli, Le Parti socialiste unifié, histoire et postérite, Rennes, PUR, 2013.

Table des matières
Noëlline Castagnez et Gilles Morin, Introduction générale 7

Première partie : UN PARTI POUR CONQUÉRIR LE POUVOIR
Alain Bergounioux, 1971-1981 : Les temps de la marche au pouvoir, p. 17
Pierre Simon, Le pouvoir dans un parti démocratique : François Mitterrand et les courants, p. 31
Gilles Morin, Les élus départementaux du Parti socialiste (1971-1981), p. 41
Noëlline Castagnez, La mémoire au service de la conquête du pouvoir ?, p. 59
Anne-Laure Ollivier, Les Bouches-du-Rhône : un vieux bastion socialiste dans un parti rénove, p. 77
Antoine Rensonnet, La rénovation du Parti socialiste en Seine-Maritime (1971-1981), p. 91
François Prigent, Les années tournant du socialisme breton ? Le cycle d’Épinay (1971-1981), p. 105

Deuxième partie : LE PARTI SOCIALISTE ET LES AUTRES
Gilles Vergnon, Partenaires difficiles : le PS et ses « partis frères » en Europe (1976-1981), p. 123
Serge Dande, « Unitaire pour deux » ? Regards croisés du Parti socialiste et du Parti communiste français, p. 137
Michel Dreyfus, La CGT du programme commun, p. 153
Laurent Jalabert, Des Assises du socialisme au congrès de Pau : construire le grand parti des socialistes ?, p. 165
Karel Yon, Force ouvrière et le Parti socialiste, histoire d’un divorce ?, p. 177
Ismail Ferhat, Le Parti socialiste et la galaxie laïque : de l’identité culturelle à un enjeu stratégique ?, p. 189
Vincent Soulage, L’ouverture aux chrétiens, p. 203
Philippe Buton, Gérer la contestation gauchiste, p. 217

Troisième partie : UN PARTI POUR CHANGER LA VIE ?
Hélène Hatzfeld, Le Parti socialiste, un parti de type nouveau ?, p. 235
Marc Lazar, Le Parti socialiste et l’État, p. 247
Mathieu Fulla, Matthieu Tracol, Penser la crise, p. 261
Frank Georgi, Un socialisme autogestionnaire aux couleurs de la France ?, p. 277
Bibia Pavard, Le Parti socialiste et la lutte des femmes (1971-1981), p. 293
Pierre-Emmanuel Guigo, Au nom de la rose : la révolution communicationnelle des années 1970, p. 307

Gérard Grunberg, Conclusion : Vraies et fausses ruptures de 1981, p. 325