1905-2015 : Le Parti socialiste a 110 ans !

1905_SFIO_SOLEILjpgLe PS fête ses 110 ans. Du 23 au 24 avril 1905, il y a 110 ans, s’est tenu le congrès d’unité socialiste, salle du Globe, Paris Xe. Les quatre signataires de la convocation du congrès d’unité sont : Gustave Hervé ( fédérations autonomes), J. B. Lavaud (Parti ouvrier socialiste révolutionnaire), Louis Dubreuilh (Parti socialiste de France, PSF), et Albert Orry (Parti socialiste français, PSdF). Un bref retour en arrière s’impose.
Au lendemain de la Commune de Paris, Thiers s’exclamait : « Nous sommes débarrassés du socialisme ». Cependant, malgré la répression et l’exil de ses principaux dirigeants, le mouvement ouvrier se reconstitue d’abord timidement, puis à la fin de la décennie 1870, des groupes se réunissent en congrès. À Marseille, en 1879, lors du 3e congrès, « l’immortel congrès », est créé le premier parti socialiste français dont le nom dit l’hétérogénéité : Fédération du parti des travailleurs socialistes de France. Il regroupe politiques, syndicalistes, mutuellistes, associatifs. Cette première unité éclate l’année suivante.
1905_LeSocialiste_SFIOBientôt les allemanistes, broussistes (ou possibilistes), vaillantistes, guesdistes, indépendants… se rapprochent ou s’affrontent sur le meilleur chemin pour aller au socialisme (réforme ou révolution ?), et sur les conditions de leur unité, indispensable pour y arriver. Dans le même temps, la propagande socialiste marque des points et les électeurs portent des candidats socialistes à la tête de municipalités (Roubaix, Commentry…), et en 1893, 50 socialistes siègent à la Chambre des députés, dont Jaurès et Guesde. Divisés lors de la crise boulangiste, divisé au moment de l’Affaire Dreyfus, opposés sur la participation ministérielle (affaire Millerand), les socialistes tentent entre 1899 et 1900 de s’unir. Mais une fois encore, les divisions l’emportent même si en 1901 et 1902 des regroupements s’opèrent autour du PSF de Jaurès et du PSdF de Guesde et Vaillant. En1904, à Amsterdam, le congrès de l’Internationale adopte à l’unanimité une motion, approuvée par les représentants français, les enjoignant de réaliser leur unité. Elle devient effective un an plus tard, au congrès dit du Globe : la SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière) est née…

1905_SFIO_convoc_unité

 

 

 
Retrouvez les articles publiés sur le site de l’OURS en 2005 à l’occasion du centenaire. http://www.lours.org/default2877.html?pid=399

Un cadeau : à télécharger ici, le dossier publié dans notre revue Recherche socialiste  (2004, n°28, p. 37-111), dans le cadre de la préparation du centenaire l’année suivante :

LOURS_HorsSerieRS28Unite1905

Histoires socialistes : 1905 l’unité socialiste, entre histoire et mémoire

Denis Lefebvre, Avant-propos
Gilles Candar, Jaurès et l’unité
Michel Nouvellon, La construction du Parti socialiste SFIO en Seine-Inférieure
Alain Anziani, La naissance de la SFIOen Gironde
Denis Lefebvre, L’unité socialiste dans le Nord
Fabien Conord, L’unité impossible ?Les socialistes dans l’Allier au début du XXe siècle
Benédicte Henry, 1955, le cinquantenaire du Parti socialiste SFIO : la place de la mémoire
Documents : « L’unité » vue par la presse socialiste en 1905

 

Ce numéro peut aussi être commandé à l’OURS : 10 € port compris

Le siège de la SFIO en 1905.
Le siège de la SFIO en 1905.