Échos du socialisme

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Présentation

Ce séminaire entend se placer dans les pas de celui que la Fondation Jean-Jaurès et l’OURS organisaient conjointement et qui s’est interrompu il y a plusieurs années. Son objectif est de faire dialoguer trois personnalités aux profils différents mais complémentaires, autour d’une thématique générale : un·e historien.ne, un·e spécialiste de sciences humaines et sociales (politiste, juriste, sociologue, etc.), une personnalité engagée dans l’action publique (élu·e, activiste, etc.). Sur le fond, l’enjeu est de proposer une mise en écho qui nous paraît fructueuse : entre passé et présent, entre science et action publique, entre différentes manières d’envisager un même objet. Ces différent·es spécialistes offriront une réflexion et une mise en perspective du rapport entretenu, à gauche, avec la thématique ou le sujet retenu.

Après une brève présentation des intervenant·es et une courte prise de parole afin de définir et de contextualiser la séance, le séminaire prendra la forme d’un dialogue encadré  par de grandes questions que les responsables de l’animation du séminaire prépareront en amont et qui rythmeront les échanges. Afin de le rendre dynamique et attractif, le séminaire ne sera donc pas organisé, classiquement, autour d’une succession d’interventions qui seraient ensuite discutées. Les organisateurs auront à charge d’assurer la tenue des échanges, le respect du cadre et la mise en avant, au fur et à mesure du dialogue, des sujets préparés.

Ce séminaire durera 2h, avec 1h30 de discussions et 30 minutes d’échanges avec la salle. La présence sera sur inscription. Il se déroulera soit au Maltais Rouge (40 Rue de Malte, métro République, salle de l’Institut Tribune socialiste) ou à l’OURS, au 6 Cité Malesherbes (Métro Pigalle). Le soutien de la Société française d’histoire politique (SFHPo) à cette initiative est acquis. Les évènements feront l’objet d’une captation vidéo qui alimentera le site internet de l’OURS et ses réseaux sociaux. Le rythme est de quatre séances par an (automne, janvier, mars, mai).

Organisation : Quentin Gasteuil, Marc-Olivier Lacroix.

Comité scientifique : Adeline Blaszkiewicz-Maison, Emmanuel Jousse, Anne-Laure Ollivier, Rémi Lefebvre.

Programme de l’année 2026-2027

Alors que le changement de République a été au cœur des programmes de la gauche depuis 1958, les différents partis se sont adaptés voire ont réalisé une mue présidentielle. Si certains pans restent critiques de la Vème République, l’obtention du poste suprême peut paraître parfois comme un moyen incontournable pour transformer les institutions mais d’autre fois comme une simple fin en soi. Au-delà des simples stratégies des uns et des autres, cette présidentialisation s’articule avec de profondes mutations du fonctionnement des partis politiques, du système médiatique, etc.

Invité.es : Lucie Castets (maire du 12ème arrondissement) ; Noëlline Castagnez (Historienne, Université d’Orléans) ; Christian Le Bart (Politiste, SciencesPo Rennes).

  • Séance 2, janvier 2026 : Mais où sont donc passés les ouvriers ? Les gauches face aux classes populaires

Le Rassemblement national se pose souvent en parti s’étant imposé dans la classe ouvrière. La réalité, au vu de la diversité des territoires est bien plus complexe. Quelle est l’ampleur du phénomène ? Quel est le rôle de l’abstention ? S’agit-il d’un essoufflement de la gauche ?

  • Séance 3, mars 2026 : Les gauches face aux institutions et à la gouvernementalité 

Il s’agit de questionner les étiquettes gauche réformiste/gauche révolutionnaire d’un côté et le poids qu’auraient les corps de l’État ainsi que les instances supranationales pour limiter l’application d’un programme social et progressiste de l’autre. En effet, chaque victoire électorale des gauches s’est accompagnée de profonds débats s’inquiétant des effets de l’exercice du pouvoir sur la sociologie et le fonctionnement des organisations et surtout sur l’abandon, voire la trahison, de leurs idéaux.

  • Séance 4, juin 2027 : Les gauches face à l’implantation de l’extrême-droite

Face à la rhétorique d’une vague inarrêtable de l’extrême-droite, les gauches ont depuis longtemps mené la lutte, des urnes à la rue. L’Histoire nous enseigne que rien n’est écrit d’avance et qu’aucune situation oppressive ne s’impose une éternité. Comment oublier les vagues de démocratisation et qu’encore aujourd’hui, les forces réactionnaires de Varsovie à Washington ne sont pas immunisées à des réveils de la société civile. Aujourd’hui, les débats font rage sur la stratégie à adopter face à l’extrême-droite et dans un contexte médiatique hostile méconnaissant l’histoire des violences politiques et prône à renverser le stigmate de « fasciste ».